Du Simien au Danakil
Voyage programmé du 17 novembre au 5 décembre 2011.
Centres de vaccination contre la « Fièvre Jaune » préconisés par le Ministère de la santé.
Sites intéressants pour toute préparation de voyages :
- Guide de voyage
- Les ateliers du Voyage : Ethiopie
- Adaptateur électrique
| Fiche détaillée de l’aéroport de Paris – CDG | Fiche détaillée de l’aéroport de Addis Abeba – ADD |
| Nom : Aéroport Roissy Charles de Gaulle | Nom : Bole International Airport |
| Pays : France | Pays : Ethiopie |
| Site Internet : Aéroport Roissy Charles de Gaulle | Site Internet : Bole International Airport |
| Taxe de départ : Comprises dans le prix du billet d’avion | Taxe de départ : 20 US $ |
| Situation : 23 km au nord est de Paris | Situation : 8 km au sud est de Addis Abeba |
| Horaire des vols : Départ | Horaire des vols : Départ |
| Horaire des vols : Arrivée | Horaire des vols : Arrivée |
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La distance entre Paris et Addis Abeba est de 5507 km
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Les points forts de ce voyage
Quatre jours de randonnée au cœur des paysages grandioses du Simien.
La découverte des fascinants volcans Erta Ale et Dallol.
La visite de Lalibela, site inscrit au patrimoine mondial de l’Humanité.
Résumé donné par Allibert
Durée : 19 jours
Portage : Uniquement vos affaires de la journée, bagages transportés par 4×4, ânes et chameaux
Hébergement : Hôtel, tente
Encadrement : Guide-accompagnateur Allibert éthiopien francophone
Groupe : De 4 à 12 participantsLe nord de l’Ethiopie est une terre de contrastes. Des hautes cimes du Ras Dashen, dans le Simien, à plus de 4 500 mètres, à la dépression du Danakil, sous le niveau de la mer, où une incroyable géologie révèle deux volcans actifs extraordinaires : le Dallol, ses fontaines et lacs d’acides aux couleurs spectaculaires, et la caldeira de l’Erta Ale, qui abrite un lac de lave permanent.
Après quatre jours de marche dans les montagnes parmi les plus belles d’Afrique, c’est avec la découverte du lac Tana et la source du Nil bleu, le Gilgel Abbay, que l’aventure se poursuit. Le lac a joué un grand rôle dans la préservation et la consolidation de l’empire chrétien d’Abyssinie, barrière naturelle contre les invasions musulmanes. Et les églises que nous visitons, notamment à Lalibela, la Jérusalem noire — inscrites sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco —, sont de toute beauté. Puis, quittant les hauts reliefs, le voyage prend une autre dimension, allant chercher les secrets du désert du Danakil, sous le niveau de la mer, en plein pays des Afars. Du grand spectacle !
Carte extraite du site d’Allibert proposant ce voyage.
Cartographie personnelle à enrichir en fonction des informations reccueillies
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Itinéraire, au jour le jour, programmé par Allibert
• 17 novembre 2011 / France – Addis-Abeba (2400 m)
Vol pour Addis-Abeba sur « Ethiopian Air lines » (vol ET 0705). Départ de Roissy à 22h05.
• 18 novembre 2011 / Addis-Abeba (2400 m)
Arrivée prévue à 7h10 (heure locale). Accueil par notre guide à l’aéroport et transfert à l’hôtel pour le petit-déjeuner. Visite de la ville : les collines d’Entoto avec son ancien palais, le Musée national où sont exposés les restes fossiles de Lucy, le Merkato, l’un des plus grands marchés d’Afrique, les boutiques de café. Repas libres.
Nuit dans un hôtel trois étoiles.
• 19 novembre 2011 / Addis-Abeba – Gondar – Sankaber
Vol Addis-Abeba/Gondar. En fonction des horaires, la matinée est consacrée à la visite de Gondar, l’une des plus prestigieuses capitales de l’Ethiopie aux XVIe et XVIIe siècles. Visite des châteaux de la cité impériale, reflet d’une époque glorieuse, chaque souverain ayant construit son palais, puis de la magnifique église de Debré Berhan Sélassié, au plafond et aux murs entièrement peints de superbes fresques naïves représentant les scènes de la Bible. En fin d’après-midi, transfert dans le massif du Simien, à Debark puis Sankaber.
Dîner et nuit en campement.
4 h de transfert.
• 20, 20, 21, 23 novembre 2011 / Sankaber – Geek Camp – Imet Gogo – Chenek – Sankaber
Sans doute parmi les plus belles montagnes d’Afrique, le massif du Simien est né de l’érosion d’immenses couches de lave basaltique, dont l’épaisseur atteint parfois 3000 mètres. Le parc du Simien est classé patrimoine mondial de l’Unesco. Au milieu de ces montagnes, l’eau a creusé de profonds canyons tourmentés qui font parfois penser au Grand Canyon du Colorado. Boucle de 4 jours à travers des paysages très sauvages, entre 3000 et 4000 mètres d’altitude, où, tout au long du trekking, nous croisons des familles de babouins géladas (espèce endémique).
Au départ de Sankaber (3230 m), marche le long de l’escarpement, puis descente dans les gorges formées par la rivière Wazla. Remontée vers le village de Geech (3580 m), magnifique belvédère sur l’ensemble de la vallée. Poursuite vers le nord, en direction du sommet de Imet Gogo (3926 m), par une magnifique steppe herbeuse. Puis continuation vers Chenek (3620 m), le long du spectaculaire escarpement.
Tous les jours, pique-nique sur le terrain, dîner et nuit sous tente.
5 h de marche par jour.
• 24 novembre 2011 / Sankaber – Gondar
Transfert à Gondar (4 à 5 h). A l’arrivée, installation à l’hôtel et tour en bateau sur le lac Tana. Les grecs anciens l’appelaient Pseboa, et ses eaux parfois houleuses sont traversées par des bateaux en papyrus appelés tankoua, copies de ceux découverts dans les tombeaux des Pharaons. Trente-sept îles sont éparpillées sur la surface du lac, dont vingt abritent des églises et des monastères d’intérêt historique et culturel. Au-delà de la découverte culturelle, la variété d’oiseaux, nicheurs ou migrateurs, fera le bonheur des naturalistes.
Dîner et nuit à l’hôtel.
NB : suivant les conditions, possibilité de retour à Gondar le 22 novembre au soir et balade en bateau le 23 novembre.
• 25 novembre 2011 / Gondar – Lalibela (2700 m)
Transfert à Lalibela (5 à 6 h), site classé au patrimoine mondial de l’Unesco pour ses églises chrétiennes des XIIe et XIIIe siècles taillées dans le tuf rouge. A l’arrivée, découverte de la ville, un gros bourg traditionnel avec ses cases aux toits de chaume et ses petites boutiques alignées le long d’une longue rue pavée. Visite du premier groupe d’églises et tombeaux : un dédale de fossés et de tunnels permet de passer d’une église à l’autre, impressionnant et magnifique !
Dîner et nuit à l’hôtel.
• 26 novembre 2011 / Lalibela
Lalibela, surnommée la Jérusalem noire, est la représentation symbolique de la Terre Sainte. Un canal, le Yordanos, symbolisant le Jourdain, sépare les onze églises en deux groupes, une magnifique croix de pierre en marque le départ. Visite du deuxième groupe d’églises, dont Saint-Georges, en forme de croix.
Dîner et nuit à l’hôtel.
• 27 novembre 2011 / Lalibela – Sekota – Mékélé
Long transfert jusqu’à Mékélé par la piste des montagnes Amhara.
Installation à l’hôtel.
Tour de ville et dîner au restaurant.
• 28 et 29 novembre 2011 / Mékélé – Wukro – Berhale (1295 m) – volcan Dallol – Ahmed Ela (– 130 m)
Visite de l’église Qirqos : enchâssée dans une falaise de grès rouge, elle est décorée de belles fresques naïves. Les deux croix sculptées à l’entrée, surmontées chacune de deux poissons, sont destinées à repousser le démon… Après le repas au restaurant, descente dans le pays afar. La piste se fraye un passage dans des montagnes sédimentaires magnifiques : c’est l’entrée de la dépression du Danakil. Depuis 2009, une route est en construction pour relier Mékélé à Afdera : un travail de titan et un chantier en mouvement qui peut ralentir ou accélérer notre progression. Passage par le village de Berhale, halte possible pour notre campement. Sinon, continuation vers le Dallol et arrivée sous le niveau de la mer au petit village de Ahmed Ela, où vivent les travailleurs de la mine de sel du lac Karoum.
La surface de cette immense étendue est creusée et découpée en blocs, qui sont ensuite acheminés par d’incroyables caravanes de dromadaires jusqu’aux plateaux du Tigré. Le travail de ces hommes est harassant sous le soleil torride ! Nous rejoignons l’incroyable volcan du Dallol. Une très courte ascension permet de découvrir un spectacle extraordinaire de couleurs — blanc, jaune, vert, rouge —, vasques d’acides et concrétions d’évaporite qui témoignent de l’importante activité éruptive souterraine. Retour à Ahmed Ela à la fin de la journée.
Dîners et nuits sous tente
27 novembre : campement entre Berhale et Ahmed Ela (en fonction de la route).
28 novembre : campement à Ahmed Ela.
NB : la découverte du Dallol, dans la région frontière avec l’Erythrée, est soumise à l’autorisation des militaires sur place. De plus, le temps sur cette zone sensible est limité (de 1 à 2 h maximum) par les autorités sur place. En fonction de la sécurité et des autres groupes, la découverte du volcan peut également être différée au lendemain matin.
• 30 novembre 2011 / Ahmed Ela – Kurseywat – Erta Ale
Aux premières lueurs du jour, les caravanes de dromadaires stationnées dans le village se préparent à rejoindre le gisement de sel du lac Karoum (– 130 m). Nous suivons les traces de cette méharée inimaginable avant de retrouver les véhicules qui vont nous conduire à Kurseywat, le village au pied de l’Erta Ale. Déjeuner dans le village du chef de la tribu des Afars. En début d’après-midi, nous sortons du sable pour rejoindre les coulées basaltiques du Rift. Montée avec les véhicules jusqu’au camp de base, installation du bivouac et préparation de la randonnée du lendemain.
Dîner et nuit sous tente.
• 1er décembre 2011 / Volcan Erta Ale (600 m)
Journée de découverte de l’Erta Ale, volcan-bouclier de 50 kilomètres de diamètre. Départ matinal pour aborder (environ 3 h de montée) les pentes douces de cette montagne lorsqu’il fait encore frais. Quelques anciens hornitos, mini-cheminées de magma, témoignent de fissures éruptives éteintes. Au sommet, la vue est unique : caldeira gigantesque et fumerolles accompagnées de quelques grondements sourds. Nous descendons quelques marches pour nous retrouver sur un impressionnant champ de lave solidifiée, datant des années 1970, aux formes les plus variées. Le cratère-puits, au sud, révèle un incroyable lac de lave en fusion : les ondoiements de sa surface, ses petites explosions, ses fontaines et ses langues de lave incandescentes sont captivants. Poursuite de l’exploration de la caldeira vers le nord, où le fond d’un autre puits, plus vaste, est recouvert de hornitos d’où s’échappent laves et fumerolles. Les masques à gaz fournis sont ici d’une grande utilité. Nous rejoignons ensuite le bord de la caldeira pour déjeuner et faire une sieste avant le retour dans la caldeira en fin d’après-midi. En pleine obscurité, le lac de lave prend une dimension magique ! Après l’observation, aux frontales, retour au bivouac, au pied du volcan.
Dîner et nuit à la belle étoile.
6 à 7 h de marche.
NB : des chameaux transportent l’eau et la nourriture jusqu’au sommet, vous marchez avec un sac très léger.
• 2 décembre 2011 / Erta Ale – Afdera (– 140 m)
Après le démontage du camp et le chargement des 4X4, piste en direction du village et du lac d’Afdera. Encore quelques dizaines de kilomètres de sable à traverser, autant de possibilités d’ensablement ! Arrivée dans l’après-midi au village de Afdera, où nous retrouvons la civilisation. Installation du campement au bord du lac salé, véritable mer Morte (forte salinité d’origine marine), et bain thermal naturel dans les sources d’eau chaudes — un vrai plaisir après la poussière du désert des Afars. Visite des salines où travaillent les habitants des hauts plateaux.
Dîner et nuit sous tente.
• 3 décembre 2011 / Lac Afdera – Village de 60 – Mille – Awash
Une longue étape pour laquelle un départ matinal s’impose. Départ du lac par une nouvelle route qui permet d’acheminer le sel d’Afdera dans tout le pays. Nos sortons progressivement du Rift : à l’arrivée sur la route goudronnée de Djibouti, des camions de marchandises, et les villages de maisons aux toits de tôle qui remplacent les petites huttes rondes de palmes tressées des Afars. Traversée des grandes plaines de Yangudi pour rejoindre le village de Awash, où nous faisons escale à l’auberge le Buffet de la Gare, étape historique sur la ligne ferroviaire vers Djibouti.
Dîner et nuit à l’auberge.
• 4 décembre 2011 / Awash – Addis-Abeba…
Passage par le lac d’Awash où nous faisons quelques pas pour approcher pêcheurs et oiseaux. Puis remontée vers la capitale ; arrivée à la mi-journée. Derniers moments libres, puis transfert à l’aéroport et vol de retour vers la France. Départ prévu à 23h45.
• 5 décembre 2011 / … France
Arrivée en France (Roissy) à 5h45 par le vol Ethiopian Air Lines (ET 0704)
NB : Les temps de marche sont donnés à titre indicatif.
Pour toutes les nuits en camp, deux possibilités, suivant le terrain et les souhaits de chacun : à la belle étoile sur des lits de camp ou sous tente sur des matelas.
L’image que l’on se fait de l’Éthiopie se réduit souvent à celle d’un pays pauvre et désertique, ravagé par la famine et la guerre. Pourtant, cette nation d’Afrique orientale possède une histoire et une culture des plus fascinantes. Seul État d’Afrique à n’avoir jamais connu la colonisation, l’Éthiopie est forte d’une fière tradition de lutte pour l’indépendance. Elle se distingue également par une variété de paysages insoupçonnée et un riche héritage chrétien orthodoxe, qu’elle a su préserver malgré la conversion des pays voisins à l’islam. De toute évidence, un voyage en Éthiopie reste une aventure. Les infrastructures touristiques sont très limitées et le confort sommaire. Peu fréquentée, encore marquée par l’histoire récente, l’Éthiopie accueille pourtant les voyageurs avec un grand sens de l’hospitalité, malgré la misère dans laquelle vit une partie de la population.
"En vérité, je ne voyage pas pour atteindre un endroit précis, mais pour marcher : simple plaisir de voyager."




















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